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Les revêtements de sol
Le carrelage

Le gré Cérame :

Les carreaux de gré cérame sont fabriqués par pressage. Ils sont ensuite cuits à très haute température (environ 1400°C). Ce sont des carreaux très résistants à l’abrasion et aux détergents. Leur faible porosité (inf à 0,05%) les rend résistants au gel et peuvent par conséquent être posés en extérieur.

 

Le gré émaillé :

Il s’agit d’un gré cérame recouvert d’un émail opaque. Cette finition permet donc toutes les couleurs, motifs ou fantaisies. Cependant, l’émail le rend plus sensible à l’abrasion : il est habituellement utilisé au sol et sur les murs en intérieur.

 

Les terres cuites :

Il existe plusieurs types de terres cuites et le degré de cuisson conditionne la future utilisation : en dessous de 1000°C les terres cuites restent poreuses, ce qui leur interdit une utilisation en extérieure et nécessite une protection pour éviter leur encrassement. Au-dessus de 1000°C, la porosité diminue, ce qui rend leur utilisation possible en extérieur (toujours demander au fabricant le degré de cuisson).

 

Les normes et la classification :

Il existe une classification des carreaux céramiques précisant leur résistance à l’usure et le type d’utilisation préconisé (certification NF-UPEC).

 

La certification distingue quatre critères :

U : résistance à l’abrasion ;

P : résistance au poinçonnement ;

E : le comportement à l’eau ;

C : résistance aux produits chimiques.

Pour chaque lettre, il existe un niveau de performance noté de 1 (note faible) à 4 (qualité élevée).

Quelques exemples d’utilisation, qui peut le plus peut le moins :

Entrée, séjour, couloir :   U2 P2 E1 C0

Chambre :                       U2 P2 E1 C0

Salle de bain :                 U2 P2 E2 C1

Cuisine :                         U3 P2 E2 C2

Escalier :                        U2 P2 E1 C0

Terrasse :                        U4 P3 E3 C1

 

Les grés émaillés font quant à eux l’objet d’une classification différente qui ne prend en compte que leur résistance à l’usure, l’émail de surface les protégeant contre l’eau et les produits chimiques : il existe 5 classes (de 1 à 5) :

Classe 1 : usage très modéré : salle de bain, chambre ;

Classe 2 : usage modéré : chambre, salon ;

Classe 3 : usage courant ;

Classe 4 : usage fréquent : entrée, cuisine ;

Classe 5 : usage intensif : fort passage, lieux publics…

 

Le carrelage pourra se poser sur tout type de revêtement, le cas échéant, en ayant prévu un traitement préalable de la surface d’accueil. On distingue deux grands types de pose : la pose scellée et la pose collée.

La pose scellée :

Cette méthode consiste à couler un mortier de 2 à 3 cm : les carreaux sont ensuite scellés en les calant par tapotage. Cette pose est bien adaptée pour le sol et pour mettre à niveau un plancher béton sans avoir à effectuer un ragréage préalable.

 

La pose collée :

C’est la pose la plus fréquemment utilisée. Elle se fait à l’aide d’un mortier colle. Ce dernier doit être adapté à la nature du revêtement du support et à la dimension des carreaux ainsi qu’au lieu (exemple : salle de bain, cuisine, pièce à vivre, terrasse…).

 

Les normes et la classification :

Les mortiers colles sont classés par performance. Il existe trois classes de produits symbolisés par la lettre C.

C1 : mortier colle pour carrelages intérieurs sol et mur ;

C2 : mortier amélioré pour la pose d’un carrelage sur plancher chauffant ;

C3 : mortier amélioré et déformable pour un plancher chauffant et rayonnant ou sur vide sanitaire.

 

Adossée à cette certification existent des caractéristiques optionnelles pour la mise en œuvre, définie par les lettres E, F, G et T :

E : délai ouvert allongé : le poseur a un temps plus important entre l’application de la colle et la pose du carreau

F : colle à durcissement rapide

G : colle à fort pouvoir mouillant (contact entre le support et le carreau)

T : colle spécifique pour empêcher le glissement des carreaux sur un mur

 

Une dernière classification existe concernant le pouvoir adhésif des colles

D1 : adhésif normal

D2 : adhésif résistant à l’eau

 

 
La pose des carreaux

Le carrelage pourra se poser sur tout type de revêtement, le cas échéant, en ayant prévu un traitement préalable de la surface d’accueil. On distingue deux grands types de pose : la pose scellée et la pose collée.

La pose scellée :

Cette méthode consiste à couler un mortier de 2 à 3 cm : les carreaux sont ensuite scellés en les calant par tapotage. Cette pose est bien adaptée pour le sol et pour mettre à niveau un plancher béton sans avoir à effectuer un ragréage préalable.

 

La pose collée :

C’est la pose la plus fréquemment utilisée. Elle se fait à l’aide d’un mortier colle. Ce dernier doit être adapté à la nature du revêtement du support et à la dimension des carreaux ainsi qu’au lieu (exemple : salle de bain, cuisine, pièce à vivre, terrasse…).

 

Les normes et la classification :

Les mortiers colles sont classés par performance. Il existe trois classes de produits symbolisés par la lettre C.

C1 : mortier colle pour carrelages intérieurs sol et mur ;

C2 : mortier amélioré pour la pose d’un carrelage sur plancher chauffant ;

C3 : mortier amélioré et déformable pour un plancher chauffant et rayonnant ou sur vide sanitaire.

 

Adossée à cette certification existent des caractéristiques optionnelles pour la mise en œuvre, définie par les lettres E, F, G et T :

E : délai ouvert allongé : le poseur a un temps plus important entre l’application de la colle et la pose du carreau

F : colle à durcissement rapide

G : colle à fort pouvoir mouillant (contact entre le support et le carreau)

T : colle spécifique pour empêcher le glissement des carreaux sur un mur

 

Une dernière classification existe concernant le pouvoir adhésif des colles

D1 : adhésif normal

D2 : adhésif résistant à l’eau

 
Les parquets et stratifiés

Il existe aujourd’hui sur le marché une grande diversité de produits qui va du parquet massif à poser sur lambourde ou à coller jusqu’au parquet flottant en passant par le stratifié (imitation bois). Chaque type de produit répond à une utilisation, un entretien et une pose spécifiques.

De même, il existe une grande variété d’essences de bois et de finitions. Ces dernières doivent être prises en compte lors de l’achat en fonction de leurs destinations.

 

Les types de parquets :

 

Les massifs : il existe sur le marché plusieurs épaisseurs de lames : de leur épaisseur dépendra le mode de pose.

 

En 23mm d’épaisseur : le parquet sera cloué sur solives ou sur lambourdes. Sa forte épaisseur fait de lui un plancher porteur ; il est la plupart du temps livré brut et sera à poncer et à vernir. Ce type de parquet se fait principalement dans des essences de nos régions : chêne, hêtre, pin…

De 10 à 18 mm d’épaisseur : le parquet sera généralement collé ou dans certains cas posé en flottant

Mosaïques : le parquet mosaïque est constitué de lamelles de bois minces (10mm d’épaisseur) qui sont juxtaposées et assemblées en usine

 

Les contrecollés : ils sont généralement composés de trois couches croisées : la couche de décor (de 2 à 5 mm d’épaisseur), la couche intermédiaire en aggloméré ou en contreplaqué (environ 10 mm d’épaisseur) et la couche de stabilité (2 mm d’épaisseur) qui assure la stabilité de l’ensemble

 

Les stratifiés : le stratifié est composé de feuilles de papier Kraft, d’une feuille de décor qui reçoit une finition à base de résines. Le stratifié n’est donc pas du parquet à proprement parler même s’il lui ressemble beaucoup.

Les stratifiés sont classés en trois catégories :

DPL : cette finition est sensible aux chocs et au poinçonnement

CPL : cette finition est moins sensible que la précédente aux chocs et au poinçonnement

HPL : cette finition est peu sensible aux chocs et au poinçonnement et résiste aux brûlures de cigarettes et ne ternit pas dans le temps.

 

Classification des stratifiés :

Les stratifiés sont classés par un code à deux chiffres : pour le chiffre des dizaines, 2 correspond à un usage pour les particuliers et 3 pour les professionnels ; Le chiffre des unités quant à lui va de 1 à 3 et indique la résistance (1 pour faible, 2 pour moyen et 3 pour élevé). Cette classification est l’objet de la norme NF-UPEC

 

La pose :

Il existe trois types de pose : la pose clouée, la pose collée et la flottante.

La pose clouée : elle concerne les parquets en bois massifs de forte épaisseur (23mm). Cette méthode consiste à clouer des lames sur lambourdes : cloué en biais dans la rainure et chassé, les clous ne sont donc pas apparents. Elle permet de faire passer sous le parquet des câbles et la tuyauterie. Elle permet aussi d’installer sous le parquet un isolant thermo-phonique.

Cette pose est à proscrire dans les pièces humides et sur sol chauffant (l’espace entre le parquet et le sol ne permettra pas la bonne dissipation de chaleur).

La pose collée : cette pose s’applique aux parquets massifs et contrecollés de toute épaisseur. Le parquet et le support sont donc solidaires. Ce type de pose évite de « sonner creux » sous le parquet.

En rénovation, si le support n’est pas une dalle phonique, il faudra prévoir la pose d’une couche d’isolation phonique (liège) : se reporter à la page les démarches avant travaux

La pose flottante :c’est en général la pose utilisée pour les parquets contrecollés ou stratifiés. Elle peut l’être aussi pour les parquets massifs de faible épaisseur (inférieur à 14mm).

La pose préalable d’un isolant phonique entre le sol et le parquet / stratifié est nécessaire.

La pose s’effectue ensuite par emboîtage (rainure) et collage ou par simple « Clic », ce qui simplifie la mise en œuvre.

 

Les finitions et les essences :

Suivant les types de parquet, il existe de nombreuses finitions et essences disponibles :

Les parquets bruts : c’est la cas principalement des parquets massifs. Dans ce cas, la finition est à réaliser sur place, une fois le parquet posé, par ponçage et vernissage. Ce type de finition augmente la durée de main d’œuvre, dégage beaucoup de poussière et rend les pièces concernées indisponibles plus longtemps. Cependant, ce type de finition permet de personnaliser la teinte à appliquer au bois.

Les parquets « finis usines » : c’est le cas d’un grand nombre de parquets massifs à coller et des parquets contrecollés. La finition est appliquée en usine (ponçage, vernissage ou huilage).

 

Les essences de bois : En ce qui concerne les essences, il en existe aujourd’hui de très nombreuses sur le marché, notamment avec l’apparition depuis quelques années des essences exotiques comme le teck, le merbau, l’ipé, le jatoba …

Le choix de l’essence est avant tout une question de goût, mais aussi de destination d’installation. En effet, certains bois exotiques comme le teck ou l’ipé peuvent être installés dans des milieux humides (salle de bain, cuisine), car ils sont naturellement gras et imputrescibles. Dans ce cas, on choisira une finition huilée qui entretiendra le bois et lui permettra de conserver une finition chaude comme au premier jour. Il sera aussi possible de le poncer légèrement en cas de tâches ou de fines rayures.

Enfin, il est à noter que tous les bois n’ont pas la même dureté : cet aspect devra être pris en compte au moment du choix du parquet, en fonction de son utilisation et du mode de vie (présence d’animaux domestiques, chats, chiens, ou encore jeux des enfants).

La dureté du bois s’exprime en Brinell (newton/mm²) :

Les bois tendres (brinell<2,5) : l’épicéa, le châtaignier, le bouleau, le mélèze : sont à réserver pour les pièces à faible circulation ou peu exposées.

Les bois mi-durs (2,5<Brinell<3,8) : le chêne, le hêtre, le merisier, le noyer, l’érable, l’iroko, le teck, le padouk : conviennent aux pièces à passage modéré.

Les bois durs (3,8<Brinell<4,5) : ce sont en général la plupart des bois exotiques comme le Wengé, le merbau, le jatoba, le moabi : ils sont très adaptés pour toutes les pièces à vivre et à fort passage.

Les bois très durs (Brinell>5): l’accacia, l’ipé

NB : la finition (vernis, durcisseur) aura aussi son importance dans la résistance à l’usure. Un bois dur, résistera mieux au poinçonnement.